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Le nom du village « Konoville » signifierait étymologiquement «Etablir une ville ». En effet, le nom Konoville, diminutif « Kono » tire son étymologie dans la langue Fang et la philosophie Ekang dont:


 

 

1. L'étymologie du nom «Konoville»

Le nom Konoville, diminutif « Kono » tire son étymologie dans la langue Fang et la philosophie Ekang dont:

  • AKÔN (n) : Pilier de maison ;
  • AKÔNA (n) : Agglomération, ce qui qui se forme un bloc.
  • AKÔNO (v) : installer, implanter, s’établir en un lieu, consolider.
  • KÔN (v) : se durcir, devenir solide en grandissant ;
  • KÔNE (v) : rendre solide 

 

2. Regroupement de Villages

La dimension d’un village demeure jusqu'à nos jours, relative à sa population et les conditions sanitaires n’étant pas toujours réunies dans les milieux ruraux au cœur de la forêt gabonaise de l’époque coloniale, une décision stratégique pour s’assurer que les plus petits villages ne disparaissent, s’imposait. 

En effet, la décision de se regrouper au sein d’un seul et unique village, plus grand et mieux organiser, à l’instar de celui dénommé « Konoville » était initialement, celle de la puissance coloniale française, car c’était cette puissance coloniale française, qui aurait exigé que les populations villageoises de l’intérieur du Gabon profond, se regroupent pour former de plus grands villages et surtout que, ces villages se regroupent au bord de la route nationale. 

Par contre, Konoville, a la particularité d’être resté excentré de cette route nationale, une disposition très bien pensée et réfléchie par ses pères, car elle contribue, significativement à réduire les risques d’accidents de la circulation, et ou des parties de chasse dans la moindre mesure. 

Ce groupement de villages, en une agglomération peuplée d’environ un peu plus de 1500 ressortissants, est aujourd’hui rassurée de ne jamais plus disparaître, malgré les modifications apportées par le temps, et les nombreux brassages des populations dans le monde, en Afrique subsaharienne, au pays Fang, au Gabon et dans le département du Ntem et à Konoville les deux églises. 

Par ailleurs, Cette approche, certes reconnu vitale pour tous ces villages préalablement menacés de disparition, permettait au colon français, d’assurer une gestion plus efficiente et optimale de ses territoires coloniaux, ce, par le canal de chaque chef de regroupement désigné, qui serait lui, assisté par les chefs désignés, de chacun des villages ou quartiers composants le dit regroupement.

Egalement, il est très important de rappeler que le premier chef de regroupement de Konoville les deux églises était : feu Essimengane Allogo Joseph, (EZOZ), qui est assisté par trois chefs de village dans sa tâche administrative. 

 

3. Après le baptême de Konoville en «Les deux églises»

Le village Konoville regorge deux églises, une église catholique et une église protestante, d’où son nom officiel, « Konoville les deux églises ». Les deux églises catholique et protestante, l’époque coloniale, qui étaient toutes en terre battues, ont cédé  leur place de privilège dans la foi chrétienne, à celles actuelles, qui sont dignes de l’architecture urbaine, donc des villes développées.

Ce sont donc ces nouvelles bâtisses resplendissantes avec des silhouettes des bâtiments comparable à celle d’une ville et construites avec des matériaux industriel, et des couleurs uniques, qui furent offertes charitablement par un des fils de ce village, en l’occurrence  « Feu, son excellence monsieur Simon Essimengane, fils de ce village, lequel, de son vivant, qui avait occupé, les fonctions administratives de vice-premier ministre, président de l'assemblée nationale, et de sénateur du Ntem (Bitam)».

En effet, cette dénomination officielle de « Konoville les deux églises », résulte du désir très profond et la piété de feu son excellence monsieur Simon Essimengane, fils de ce village, et l’une de plus grandes figures politique de la province du Woleu-Ntem, certainement un admirateur gaulliste, de baptiser son village, à l’image de celui devenu un symbole phare du gaullisme,  dénommé « Colombey-les-Deux-Églises », où repose en paix, le général De Gaulle depuis le 9 novembre 1970 ; Et connu d’être « une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et peuplée de 663 habitants ».  

 

4. KONOVILLE Parle le dialecte Ntumu de la langue FANG

  • La langue FANG 

Le Fang est une des langues bantoues codé A75, par le linguiste anglais et spécialiste des langues bantoues Malcolm Guthrie (10 février 1903, décédé le 22 novembre 1972), dans la classification des langues bantoues qu’il avait établi. Et cette langue est parlée au Cameroun, au Congo-Brazzaville, au Gabon, et en Guinée équatoriale. Mais, à cause du caractère de vecteur d’impérialisme des langues parlées, les classements des locuteurs, sont sujets à controverse, en raison de l’aspect politique.

En effet, l’estimation du nombre total de locuteurs de la langue fang sur l’ensemble du territoire national gabonais semblerait être simplifiée, pour la simple raison que le nombre de locuteurs dans la province du Woleu-Ntem, particulièrement où le bilinguisme est quasiment inexistant, et sachant, que tous les ressortissante gabonais d’autres régions ou étranger, se mettent systématique dans l’apprentissage de cette langue, pour s’intégrer dans cette communauté, en utilisant la langue fang comme seconde langue, mais dans cette région septentrionale du Gabon, la langue fang est systématiquement mises en tête de leur liste. 

Par ailleurs, au Gabon, la province du Woleu-Ntem avec tous ses départements et villages, est la seule à être mono ethnique, et appartenant donc au grand groupe Bantou FANG, qui se distingue par sa langue parlée, connu par la variance de ses dialectes «Betsi, Ntumu, Okak ; Mvai, Nzaman, Mekê, Betsi ». 

Egalement, de nombreux efforts intellectuels, ont été fourni pour revaloriser et surtout vulgariser cette très belle langue, et d’une pluralité culturelle riche, dont l’apprentissage sans support écris était basée sur l’oralité, lorsqu’on sait quel sont les modifications dont elle a dû subir. 

Nous noterons aussi, la recrudescence, de nombreux dictionnaires, livres, articles, revu, blogs, portails, etc., consacrés sur la linguistique de la langue Fang, sont un ensemble de supports écrits, matériel papier et électroniques, qui s’ajoutent aux anciens objets culturel, traditionnel, et artisanal, qui jadis se limitaient aux sculptures et l’oralité dans les contes du tel le Mvet. 

  • Le Ntumu,  une langue vernaculaire ou dialecte FANG 

Le Ntumu prononcé ntoumou est une langue vernaculaire ou dialecte FANG parlée dans la province septentrionale du Gabon, le Woleu-Ntem, mais plus précisément dans le département du Ntem. Et c’est une langue partagée pleinement avec les pays voisins, à l’instar du nord de la Guinée équatoriale (Ebebiyin-Mongomo) et le sud du Cameroun (Ambam, Kye-Ossi, Abang-Minko'o ou marché mondial).

Par ailleurs, le grand village Konoville est sans doute à l’image de son département du Ntem, une région du Woleu-Ntem, Gabon profond où le bilinguisme n’existe pas et cela au niveau plus poussé des dialectes du grand ensemble Fang auquel, cette agglomération appartient. C’est pour signifier que si les Dekono ou ressortissants de Konoville les deux églises, parlent fang, il est important de préciser qu’ils parlent uniquement le dialecte Ntumu, comme tous dans le département du Ntem, reconnu comme leur coutume, dans la loi en vigueur en république gabonaise. 

Egalement, dans tous les peuples FANG, l’apprentissage de la langue, se fait systématiquement dès les premiers jours des enfants nouveau-nés, car les berceuses que chantent leurs mères en longueurs de journée, jusqu’au moment de les faire dormir la nuit, auxquelles s’ajoute le bruit fredonnant des adultes, constituent l’environnement propice, dans le quelle cet enfant grandi, et son cerveau, commence à enregistrer ce qui n’était alors que des sons, ou mélodies. Aussi, pour se rassurer que leur culture soit perpétrée, les Dekono, parlent à leurs enfants, dès le plus bas âge, leur langue vernaculaire NTUMU du Gabon. 

5. Les Equivalence des tribus chez les Fang

          

La diversité des dialectesdans la langue Fang repose sur les différences qui existent entre les peuples d’une région à une autre dans un même pays, ou au-delà des frontières de celui-ci.

Ainsi, il est important de signaler que si le grand groupe Fang du Gabon, partage sa culture avec les peuples de du sud Cameroun  et de guinée- équatoriale, cette culture ne se limite donc pas à la langue parlée ou des outils, mais aussi dans les us et coutumes, donc dans le partage des tribus à la seule différence de l’appellation ou dénomination, donc d’une simple équivalence, mais qui représente sans risque de se tromper, la même et unique tribu. 

Chez les fang, les interdis dans le mariage, ne se limites pas dans le pays, mais la tribu, d’où l’importance, pour les jeunes générations de connaitre les équivalences de noms de chacune des tribus fang, sinon celles précisément d’un citoyen lambda concerne, afin d’éviter le risque d’insiste, prohibe depuis l’essence même de l’homme fang, dans la tribu, cela dit, la tribu est universelle, elle englobe les pays, lesquels englobent les familles qui elles englobent les villages, qui eux englobent les maisons ou les lignées. (Voir diagramme) 

En effet, deux individus d’un même village, ne sont pas nécessairement parenté, car chez l’homme fang, plus précisément Ntumu, la parente se définie par la tribu ; Par contre, deux personnes originaire de deux villages éloignés ou même de pays différents, peuvent pourtant être parente, si ils sont de la même tribu, car l’équivalence des tribus prime. 

Par exemple, le village AWOUA, situe à 3 kilomètres de Konoville les deux églises, regroupe deux tribus différentes, « Essatouk » et « Ebâ », ce qui signifie deux enfants de ce même village, mais issus chacun de l’une de ces tribus, peuvent se marier. Par contre, celui issue de la tribu « Ebâ » dans ce même village d’AWOUA, ne pourra jamais de sa vie épouser une fille de Konoville les deux églises, car ils seront tous deux des « Ebâ ». Et la réalité de ces exemples, n’a pas de frontière à travers le monde entier.

6. À propos de Konoville

Par ailleurs, situé dans la province du Woleu-Ntem, précisément dans le département du Ntem au Gabon, Konoville les deux églises, est un joli village, perché sur un terre-plein escarpé produisant un effet pittoresque; il doit son nom au regroupement de ses trois quartiers Kono, Offos, Zamelene, séparés autrefois par des petits bosquets et dirigés par trois frères. Et est uniquement composé que d’un seul et unique grand groupement tribale Ebâ (ayong- Ebâ).

Egalement, le mot Ebâ est étymologiquement le nom d’un arbre, mais aussi le nom d’un piège a petite antilope et porc-épic ; ce qui témoignerait de la maîtrise de l’art de la chasse aux pièges chez les Ebâ en particulier, mais les Fangs en général, qui seraient des experts chasseurs, qui dépècent leur gibier au pied d’un arbre. Et cela justifie aussi  l’étroite relation des peuples Bantous d’avec la forêt, qui les abrite, les nourri et les soigne. 

Egalement, à Konoville, un vent paisible souffle au point d’enivrer de bonheur, les touristes au même point que les natifs. Par ailleurs, l’une buvette telle que « l’établissement NKAMA » fait toujours bien dans le paysage; Les sablières et les tons saumonés des planches nouvellement débitées, et le sable mis en tas le long de la route, font des réveillons et des rappels de lumière dont les peintres profitent ou devraient bien profiter, car il est rare qu'ils mettent en œuvre ces motifs Si heureux, nous ne savons pourquoi. 

Plus loin, on peut apercevoir de petits bâtiments faits de terre battues  et des écorces de bois, très incomplets et très arriéré sans doute, mais très réjouissant à voir dans ce fouillis de plantes et d’arbres, avec des abris aux toits de chaume des feuilles de palmier tissés  utilises comme  matériel de construction écologique et renouvelable soit une source sainement économique et les aux crêtes blanche d’écume, dans les cours jaunâtres.

7. Histoire de konoville les deux églises

Le récit de l’histoire, a été transcrit de la version orale, recueilli en format audio par l’auteur, en Aout 2005, des paroles de notre défunt, grand père (MEZUI), un des dernier témoins de la naissance du regroupement, lettré, qui occupait un rôle au sein de l’église catholique, et capable de raconte en toute aisance, la vérité derrière le regroupement de Konoville, resté un mystère pour les jeunes générations datant des années post indépendance. 

Découvrez Konoville les Deux Eglises depuis les premières années post coloniales

Konoville les deux églises en 1964
Konoville les deux églises en 1974
Konoville les deux églises en 1994
Konoville les deux églises en 2004